Cinder and Smoke

Derrière ces volutes qui s'échappent de ta cigarette, posée négligemment sur tes lèvres teintées de rouges, je vois tes yeux qui me fixe.

Au dessus de ce café que ta main fine et agile touille frénétiquement je vois ton corps qui s'échappent petit a petit de ton maintien.

Dans ces habits soudainement trop lourd je te vois te débattre.

Tu frissonnes dans cet hiver qui bat son plein. Ta peau se fleure d'une petite chair de poule.

Ton bonnet posé de travers sur tes cheveux.

Je sais que tu essaye de ranimer la braise de ce feu.

Je sais que cet amour qui s'efface au derrière de toi te rends malheureuse.

Que tu sois cette petite française si sûre de toi ou cette japonaise réservée,

Que tu sois cette riche pouffiasse ou cette étudiante fauchée,

Que tu sois pauvre de l'âme ou riche du cœur,

Quand je sais que vous êtes toutes enchaînées quand vous vous donnez.

Quand je te crois libre et que tu ne le sais pas, je te trouve belle.

Quand ces larmes te rendent fortes. Quand tu mets ta tête sur mon épaule et que tu fumes encore, je te trouve belle.

 

Amour de nos soirs.

Regarde toi.
Portant en toi la souffrance des hommes.
En toi je peux voir ce trou sans fond que tu remplis.

Petit a petit.

Chaque soir s’oublier,
Chaque matin recommencer.

Regarde le.
Vide au dedans. Ne possédant comme seule fierté que son statut dans ce bar.
En lui je peux voir sa vie qu’il déconstruit.
Petit a petit.

Chaque soir s’oublier,
Chaque matin recommencer.

Regarde moi, ouvert jusqu’au cœur.
N’ayant comme réconfort que les bras des filles trop saoules,
Je remplis ce trou moi aussi.
Petit a petit.

Chaque soir s’oublier,
Chaque matin recommencer.

Regarde nous.
Présent ici, vivant pour les autres, morts au dedans.
Ceux dont la vie est lisse comme un appartement témoin ne peuvent comprendre cette envie de se foutre en l’air.
Petit a petit.

Chaque soir s’oublier,
Chaque matin recommencer.

Entends ces sons qui s’élèvent de ces êtres.
Sens comme leurs fibres s’étiolent.
Vois ces vies s’échapper de leurs mains.
Petit a petit.

Souviens toi quand nous étions idem a eux.
Rappelle toi « ces nuits où tu disais ‘Allume moi’. »
Quand nous nous oublions l’un à l’autre, que nous mélangions nos essences jusqu’à la lie.
T’en souviens tu?

Je ne vois que ce moment où ce drapeau noir s’est levé dans mon cœur.
Cette sensation libératrice de ne plus dépendre des Hommes pour souffrir

.

Blanche de ce tunnel.

signe-infini

Comment ca tu veux que je me la ferme?
Je pense plutôt que tu vas écouter tout ce que j’ai à dire et je recommencerai.

Je suis un malade, un fou furieux de notre monde.
Je suis un ecoeuré écoeurant de notre ville.

Tu vois dans le ciel ces grands signes qui indiquent le sens de la marche?
Tout le monde les suis le coeur ouvert.
Tout le monde les suis à s’en crever le coeur.

Je me hais autant que je te hais.
Je deteste autant ma révolte que ton conformisme.

J’entends tous ces bruits sourds qui sont tant de saignements de notre société.
J’entends tous ces detestations de soi-même dont on nous abreuve toute la journée.

Je peux dire que mon coeur s’est éteint 10,20 100 fois.
Je peux dire que mon âme à souffert autant de fois.

Je touche tous ces corps que l’on me sert.
Je touche à tout, je suis bon à rien.

Je sens la fumée putrifiée qui s’échappe des pores de ta peau,
Je sens chaque fleur du mal que tu me tends.

J’ai besoin de toi autant que je me hais.
Pourquoi tu es là? Pourquoi me supportes tu? Qu’ais je fait pour souffrir ta présence?

Je ne sais pas quoi faire pour que tu partes, je ne sais pas quoi être pour te resister.

Etre seul, Etre rempli, Etre seul à nouveau.

Etre bon, Etre soi. Etre mauvais.

Je suis le violon sur lequel ton archet frotte, qui tire de moi tant de grincements.
Je suis la corde qui te verra pendre.

Tu ne sais pas quoi faire, alors oublie moi, et reviens.

En passant

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Prendre la route.
Laisser derière soi la porte de sa maison.
Laisser derière soi le doux confort de son intérieur.
Laisser derière soi la sécurité de ses murs.
Laisser derière soi le retour à la maison après une journée de boulot.
Laisser derière soi le départ de chez soi, pour ne plus y revenir : chez soi.
Laisser derière soi la vue de ses fenêtres, pour ne plus la voir : la vue.

Et avoir devant soi :
la route
la nature
le soleil
la nature
le monde

Marcher, s’arrêter, marcher, dormir, penser. Surtout penser, et aussi observer. Surtout observer.
Pour être emerveillé. En permanence.

Ami lecteur, je parle ici de nos jours. De nos vies.
Qui est un voyage. Le plus beau. Le plus intéressant, le seul et unique. Qui ne reviendra pas.

 

La Vie

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En quatre mois ma vie a changée.
J’ai eu mon premier travail (ciao la fac),j’ai déménagé de plus de 500km, je suis devenu Papa et ma mère est décédée.
Une année renversentante, comme vous pouvez en juger.
Dans tout ce flot de changement, dans lequel j’essayais de faire illusion en montrant que je ne me noyais pas j’ai appris beaucoup.
Beaucoup sur la valeur de la vie, et du temps que l’on a.

Imaginez un sablier, rempli de petites pépites d’or.
Imaginez un sablier, rempli de petites pépites d’or dont le fond aurait été enlevé, ainsi on ne peut le retourner pour s’en resservir.
Imaginez un sablier dont on ne connais pas le nombre de grains, de pépites qui le composent.
Chaque pépite qui passe le goulot, l’une après l’autre, est perdue.
Ainsi est la vie.

Quand on est adolescent, ou jeune adulte on se pense immortel.
Quand on réfléchi, où que l’on vieillit un peu, on sait que l’on n’est pas immortel.
Lorsqu’on pert un être cher, ou lorsqu’on approche de la fin, on sait que l’on est mortel.
Il s’agit de trois étapes différentes mais nécessaires.

La perte de ma mère m’a appris à estimer chaque instant de la vie.
Chaque seconde de notre vie est comme une pépite d’or qui tombe dans l’oubli si nous ne la vivons pas.
Il est aisé de survivre, de ne pas compter les secondes qui nous séparent de notre fin. Il est aisé de se rassurer en achetant tout un tas de conneries, tout un tas de trucs qui ne servent finalement pas du tout. Nous sommes formatés pour ne pas vivre, ne pas se poser de questions.

J’ai mal au coeur pour toutes ses personnes qui traversent leur existence sans ouvrir les yeux.

Vivre c’est avant tout penser à la fin.
Penser aux bras d’honneurs qu’on lui fait.
Penser aux instants qui comptent pour dix dans le décompte de sa vie. Penser à ces moments, mais surtout les vivre.
Nous sommes sur Terre pour amasser le plus de souvenirs, le plus de perles de vies, le plus de souvenirs.
Sans ça la vie n’a que peu de valeur.
C’est triste une existence sans saveur.

Vivez.

Il est 1h17 et je suis seul.

« J’adore juste ce logiciel.
Il permet tellement d’écrire en se reposant l’esprit. Loin de toute distraction.

« Your mind, a wild monkey. »

Voila tout est dit. Avoir un espace à soi, qui est le reflet de nous même.
Ecrire dans le noir, l’écran presque au minimum et le clavier rétroéclairé.
Assis en tailleur dans le lit, avec pour seule compagne la musique du soft et le petit cliqueti de chacune des pressions sur le clavier.
Etre comme aspiré par la profondeur de son esprit, ne pas réfléchir à quoi écrire, ne pas réfléchir à ce que l’on pourrait penser, sur soi, de soi. »

Il est 1h17 si on en croit l’heure projetée au plafond blanc de la chambre, que seul un lustre en papier décore.
Il est 1h17 et l’inspiration n’est pas présente. Pourtant la journée à été longue et remplie.
Que de temps passé à lire, emmitouflé sous un plaid, bien calé dans son fauteuil de bureau, les pieds sur le meuble noir dans lequel il range ce qui traîne par terre, avec son chat sur les genoux.
Que de temps passé en contemplation du mur jaune de son bureau en écoutant du Miles Davis à fond lancé depuis son ordinateur.
Encore du temps passé à préparer le repas pour sa femme, infirmière de nuit et enceinte, voir son regard au réveil, l’entourer de son affection et de son amour, à elle et au petit chose qui pousse dans son ventre.
Et encore du temps passé à voir des amis autour d’un bon plat, en buvant du vin et en s’allumant de temps à autres une clope.
Voila le récit d’une journée certainement très remplie.
Tout ça pour quoi?
Ecrire des banalités sur un logiciel qu’il a installé sur son mac un peu par hasard.

« Your mind, a wild monkey ». Cette phrase apparaissant lorsque l’on éteint le logiciel lui trotte dans la tête. « Your Mind, a wild monkey. »
Il ne peut cesser d’y penser. Lui qui pensait être libre, qui pensait avoir tant de choses à faire, tant de choses à dire, lui qui était sur d’intéresser tant de monde.
Voila qu’il est là. Désarconné face à cette phrase.

Il repense à sa journée.

Il s’est réveillé bien tard pour un dimanche. Bien trop tard mais reposé. Cela fait quelques jours qu’il essaye de ne plus jouer aux jeux vidéos, intoxiqué qu’il était.
Il réussi plutôt bien à vrai dire.
Du coup pour remplir ses journées de désintox il lit. Il se remet à lire, se rend compte qu’il a perdu beaucoup à avoir cessé, de gros lecteur qu’il était au lycée il est devenu un joueur, un visionneur d’âneries sur Youtube.
Sa vie était certe tellement remplie qu’il ne s’apercevait pas qu’en réalité elle ne l’était pas tant que ça.

Il s’est donc dit qu’il lirait. En allant à la Fnac il s’est souvenu d’un auteur qu’un ami en fac de médecine lui avait conseillé. Un gars qui avait tout compris à la vie et qui proposait d’arreter de remplir sa vie de vent, et de s’interesser à ce qui en valait vraiment la peine.
Le voila donc avec le premier livre que cet auteur à écrit dans la main, après avoir embetté la vendeuse car il ne le trouvait pas.
Il ne peut attendre pour le lire. Il ne peut attendre car à vrai dire un appel sourd en lui résonne. Il connait l’état de sa vie.

Dans le tram bondé qui le ramène chez lui, il trouve un strapontin libre.
Et là, l’univers entier s’ouvre face à lui. La lecture : ce moyen de toucher les Dieux, et d’aimer sans retour. Ce moyen de se souvenir comment était le monde avant sa naissance. Cette fenêtre sur les peuples, sur des mondes à explorer, sur des Hommes à aimer.

Il coupe la musique de son Ipod pour être tout à son livre.
Il coupe la musique pour être seul dans sa tête avec l’auteur qu’il a invité.

To be continued

Nous sommes jugés par ce que nous avons.

L’Homme se sent obligé de toujours se coller à d’autres.
Ne pas être seul pour ne pas avoir peur.
Ne pas être seul pour ne pas réfléchir.
Ce n’est pas étonnant que les lecteurs de mp3 aient tant la côte.
Quand il ne connaît personne, il se bourre les oreilles de musiques.
Quand il ne peut pas écouter de musique, il dort.
Est ce bien ça dont l’Homme a besoin?
Je ne pense pas.

Bien sur les relations sociales sont pour moi le sel de la Vie.
La musique est selon moi une chose irremplaçable et vitale.
Mais en n’étant jamais seul, comment se retrouver face à soi même?
Comment évoluer?
Nous sommes poussés à reproduire seulement ce que les entreprises nous donne.
Nous sommes poussés à reproduire des schémas diffusés par tous les médias.

A mon avis si Diogène pensait tant que le bonheur n’était pas dans la possession c’est qu’il avait compris qu’elle n’amenait que de la reproduction sociale.
Etre avec ceux qui ont ce que l’on a, aspirer à être avec ceux qui ont plus, et fuir ceux qui ont moins.
Nous sommes jugés par ce que nous avons.

Pourquoi écrire?

Pourquoi écrire?

Beaucoup de monde aime l’écriture.
Certains aiment son aspect esthétique et travaillent la calligraphie,
d’autres aiment ce que d’autres écrivent et étudient les mots,
d’autres encore aiment coucher sur le papier leurs sentiments et écrivent pour eux, et personnes d’autres,
d’autres veulent être lu, veulent que des gens se projettent dans le monde qu’ils ont crée,
d’autres aiment l’écriture comme la catharsis de leur vie.
Certains aiment écrire pour penser, écrire pour faire le tri dans son esprit, une forme de thérapie,
certains écrivent pour lancer une bouée à la mer, appel au secours.
certains écrivent pour retranscrire un savoir, dictionnaires, encyclopédies, manuels.
certains malheuresement écrivent pour être achetés, et font des romans sans ambition et pervetissent le rôle du métier d’écrivain.
Et quelqu’uns n’ont pas choisi l’écriture. Ils écrivent pour être en vie. Ils écrivent parcequ’ils n’ont pas le choix. Leurs vies tournent autour de l’écriture. Ils tracent les lettres frénétiquement, ils écrivent comme un cri dans la nuit. Comme un éclair qui illumine le ciel. Comme cette sensation de chocolat chaud de leurs enfances, comme leurs premiers baisers. Comme l’amour qui gonfle les coeurs, la haine qui les détruits, le désir qui nous fait avancer.
Ils écrivent pour être dans le coeur chaud de l’univers. En phase avec le reste. Ils écrivent pour crier au monde que la Vie vaut la peine d’être vécue et qu’elle est belle parcequ’elle est éphèmere.

Mon ami, je te le dis, la vie vaut la peine d’être vécue parcequ’elle est éphèmere.

Quand j’étais jeune je voulais être astronaute.

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Je suis en partiel et j’ai déjà fini.
Vous sentez l’ironie du truc quand au bout de 25 minutes tu te dis, et bah putain, j’ai révisé pour rien.
Peut-être mal, peut-être pas assez mais cela mérite t’il 0.5?

Après tout la vie n’est elle pas du genre elle aussi?
Vraiment je le crois, mais comment débusquer la Vie, avec un grand V, dans ce qui nous arrive? Qu’est ce que le hasard?
Dieu quand il veux être discret? Simple statistiques?
Lequel de ces deux choix nous rendrait heureux?
Je ne sais pas, ou je ne veux pas savoir.
Je veux louvoyer entre ces deux réponses, vivre ma vie comme je l’entends.
Etre jeune, et devoir suivre les diktats de la société voilà la chose la pire chose que je peux imaginer dans ce domaine.

Etre jeune c’est suivre sa voie. 

Il sera bien assez tôt pour le reste.

Quand j’étais jeune je voulais être astronaute pour quitter cette terre deux mois dans l’année. Et encore, on reste encore en contact avec elle.
La meilleure des évasions c’est celle de ton imagination.

Evade toi, sens ton corps. Ferme les yeux, ouvre toi.

A quoi sert son esprit si c’est pour l’occuper avec les merdes des JT, des pubs, des séries dans lesquelles Brenda couche avec Brendon en pensant à son cheval. 

What?

Si j’écris c’est pour réveiller, avoir au moins une personne qui est d’accord avec moi. Je veux que ces idées fassent naître des germes de conscience dans l’esprit trop occupé des moutons de la société.

 

 

Le monde est tel qu’il est.

Le monde est tel qu’il est et c’est très bien.
Le monde est tel qu’il est et c’est très bien comme ça. À ce qu’il paraît.
Le monde est tel qu’il est et c’est très bien comme ça, veulent nous faire croire les biens pensants.
Le monde est tel qu’il est et c’est le meilleur des mondes possibles.

Le monde est a l’image voulue par l’élite de la société.
Ceux d’en bas ne vivent que pour leurs fringues et leurs iPhone.
Ceux d’en haut s’enrichissent sans pouvoir, même en voulant, tout dépenser.

Ceux d’en bas s’entassent sur des plages en été.
Ceux d’en haut partent au ski en été et a la plage en hiver.

Ceux d’en haut veulent que ceux d’en bas ne lèvent pas les yeux de leur médiocrité.
Ceux d’en bas veulent que ceux d’en haut les remarque. Raté.

Les quelques qui ont compris sont traités de pessimiste. À quoi donc enlever les rêves et les illusions de ceux d’en bas?

Quand j’étais enfant je voulais être un astronaute. Puis je me suis dit que le plus périlleux des voyages, le plus beau des voyages c’est son imagination.

Tes pensées sont un refuge. On peut t’interdire de parler, mais jamais, au grand jamais, quelqu’un pourra t’interdire de penser.

Alors ce qu’on fait ceux du dessus s’appelle publicités, cultures commerciale, chanteurs jetables.
À quoi bon détruire quand on peut pervertir. À quoi bon détruire quand on peut endormir?

L’homme et l’humanité se transforme en troupeau. De Panurge. L’un achète? C’est qu’avoir une doudoune au crocodile ça doit protéger vraiment mieux qu’une autre.

Mon ami, garde tes pensées. Fais en TON refuge, en veillant à ce que veut faire la publicité en toi.
Seras tu la même pin-up si tu achètes cette robe?
Auras tu me même corps si tu achètes ce caleçon?

Par contre un livre, de la musique, de la peinture peuvent te changer.
Fais un effort. Ta vie en vaut la peine.